Abdel Aouacheria

La mort à travers les échelles du vivant
Je m'intéresse aux concepts utilisés en biologie par le biais d'une approche historique et épistémologique, qui profite également à la diffusion des savoirs.
J'ai récemment publié une réflexion sur le concept de mort et son caractère évanescent.
Cette réflexion m'a conduit à donner une série de conférences grand public sur ce thème depuis 2014, et plus récemment sur la figure du zombie.
Mon prochain livre, à paraître aux éditions BELIN, s'intitule "La Mort, Architecte du Vivant". Voici la quatrième de couverture:
Si pour beaucoup la mort marque la fin, la science montre aujourd’hui qu’elle chemine avec la vie, depuis l’origine du vivant et à travers toutes les branches de son arbre. Présente dès l’embryon, l’apoptose – la mort
cellulaire programmée – sculpte nos organes, déclenche le cycle menstruel, renouvelle nos tissus et protège l’organisme contre la prolifération anarchique des cellules. Mais lorsqu’elle se dérègle, elle devient source ou
complice de nombreuses maladies, des pathologies neurodégénératives au cancer, en passant par le sida. S’appuyant sur les données les plus récentes, Abdel Aouacheria signe une enquête biologique, historique et
philosophique où les sciences du vivant renversent notre conception de la mort. Elle ne s’oppose plus à la vie : elle la sert. De la cellule à la société, la mort éclaire les dimensions symboliques autant que sociales, culturelles et politiques. La dichotomie vie-mort que nous connaissons s’avère trop réductrice. Il n’existe pas une mort, mais des morts qui, comme les feuilles tombant à l’automne, nous apprennent en douceur à regarder la vie.




